» En vertu de ce décret, plusieurs centaines[12] d'opposants sont sommairement exécutés[C 21]. Averti de la présence de l'ennemi, l'empereur Maximilien refuse de se cacher. La dernière modification de cette page a été faite le 22 décembre 2020 à 17:30. maximilien d'autriche et charlotte de belgique maximilien d'autriche et charlotte de belgique 02 décembre 2020 décembre 02, 2020 Blog No comments yet décembre 02, 2020 Blog No comments yet », L'Imagerie d'Épinal s'empare elle aussi du sujet à des fins de propagande en faveur du Second Empire. En 1880, Alfred Gassier écrit et fait paraître dans le journal satirique français La Lanterne un drame en cinq actes et neuf tableaux : Juárez ou la guerre du Mexique. Maximilien assiste aux manœuvres et garde son rythme de vie habituel. Toutefois, il est pleinement conscient de son rang et du sens de la grandeur de sa maison. D'un geste qui lui est familier, Maximilien a écarté les deux branches de sa barbe. Charlotte tente de conquérir ses nouveaux sujets en s'exprimant en italien, et se donne beaucoup de mal pour plaire à « son » peuple : elle visite les institutions de bienfaisance, inaugure des écoles et va jusqu'à s'habiller en paysanne lombarde pour s'attirer les bonnes grâces des Italiens[C 13]. On ne lui annonce pas la mort de ses proches parents (Léopold II en 1909 et sa belle-sœur, la comtesse de Flandre, épouse de son frère Philippe, en 1912), ni celle de ses serviteurs car elle ne pose jamais de questions à leur sujet[K 16]. La Belgique et l'Autriche s'étant déjà retirées, Charlotte ne songe même pas à demander de l'aide à sa famille ou à sa belle-famille. Paris. L'existence de l'empire demeure toutefois fragile. Maximilien part à l'aventure dans la jungle et visite diverses plantations. Alitée durant quelques jours en raison de la grippe, Charlotte meurt paisiblement à Bouchout, le 19 janvier 1927, à l'âge de 86 ans[1]. Au retour de son périple brésilien, Maximilien revient par Funchal où Charlotte et lui s'apprêtent à rentrer en Europe, non sans avoir fait une escale à Tétouan où ils accostent le 18 mars 1860[M 2]. Le symbole renvoie aux ouvrages utilisés pour la rédaction de cet article. Le 8 août 1866, l'impératrice Charlotte débarque en Europe avec ses deux fils à bord du paquebot Impératrice Eugénie. Maximilien et Soria montent à bord du premier. À partir de janvier 1866, Napoléon III, poussé par l'opinion publique française, hostile à la cause mexicaine, décide de commencer à retirer les troupes qui devaient soutenir Maximilien au Mexique jusqu'en 1867[13]. Décrite comme ravissante, pieuse et vive d'esprit, elle a reçu une éducation raffinée[A 1]. Marie Charlotte Amélie Auguste Victoire Clémentine Léopoldine de Saxe-Cobourg et Gotha, plus connue sous le nom de Charlotte de Belgique, est la fille du roi des Belges Léopold Ier et de la reine Louise d'Orléans. Dépêché par le roi Léopold II inquiet des nouvelles qu'il reçoit de Charlotte, son frère Philippe, comte de Flandre arrive prestement à Rome le 8 octobre 1866[B 12]. Lorsque le duc de Reichstatdt meurt le 22 juillet 1832, Sophie en est tellement bouleversée qu'elle devient incapable d'allaiter Maximilien qui n'a que deux semaines[N 1]. Émotif et nerveux, il est plutôt faible de caractère tout en manifestant des élans d'énergie. En février 1848, la révolution des patriotes italiens gagne rapidement tout l'empire. À l'issue du retrait du corps expéditionnaire français, Maximilien ne disposera plus autour de lui que de l'appui de quelques soldats mexicains impérialistes auxquels se sont joints des Belges et des Autrichiens[C 25]. Maximilien a hérité d’une nation très instable. Acteurs, malgré eux, d'un drame qui va très vite les dépasser. Sur le plan politique, l'archiduc Maximilien est très influencé par les idées progressistes en vogue à l'époque. Maximilien épouse le 27 juillet 1857 au palais royal de Bruxelles la princesse Charlotte de Belgique, fille unique de Léopold Ier, roi des Belges et de la défunte reine Louise d'Orléans. Il refuse cette offre pour des raisons politiques et suggère à la place pour le représenter son chambellan Rudolfo Gunner et son médecin Federico Semeler, qui sont intégrés au sein des ordres en juin 1866. Le palais national de Mexico ne correspond pas à l'idée que se font Maximilien et Charlotte d'une demeure impériale. À New York, lors d'une cérémonie d'hommage au défunt président Lincoln, le diplomate et historien George Bancroft prononce un discours dans lequel il qualifie l'empereur mexicain d'« aventurier autrichien ». En mars 1916, un officier allemand s'étant enquis de la raison de la présence des couleurs autrichiennes sur une propriété en Belgique occupée, le général Moritz von Bissing, à la tête du Gouvernement général impérial allemand de Belgique, fait apposer aux grilles du château une pancarte : « Cette habitation, propriété de la couronne de Belgique, est occupée par Sa Majesté l'impératrice du Mexique, archiduchesse Maximilien d'Autriche, belle-sœur de l'empereur François-Joseph, notre illustre allié. Une rumeur récurrente voit en Maximilien le fils du duc de Reichstadt (Napoléon II), élevé à la cour d'Autriche parmi les Habsbourg[C 2]. Malade et démoralisé, Maximilien part pour Orizaba, où le climat est plus clément et où il se rapproche de la Dandolo qui mouille à Veracruz. Livrée aux punaises, la bâtisse est une sorte de caserne austère et vétuste qui requiert d'importants travaux. Aussitôt, il songe à y bâtir un jour une résidence de plaisance. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les républicains de l'ancien président mexicain Benito Juárez multiplient les coups de main et enrôlent de nombreux éléments venus des États-Unis, où la guerre de Sécession a pris fin. Il est tiraillé entre les conseils divergents de ses confidents : l'Autrichien Stephan Herzfeld, fidèle ami qu'il a connu lors de son service militaire sur la Novara, prédit la fin proche de l'empire et conseille à Maximilien de regagner l'Europe le plus tôt possible, tandis que le père Augustin Fischer, au passé d'aventurier[N 14], conjure Maximilien de demeurer au Mexique[K 12]. La seule option consiste à disposer de troupes suffisamment nombreuses pour protéger Querétaro. Entourées de cavaliers et de soldats, les voitures marchent au pas vers la Colline des Cloches. À la consternation de ses alliés conservateurs qui l'ont porté au pouvoir, Maximilien défend plusieurs idées politiques libérales proposées par l'administration républicaine de Benito Juárez, telles que les réformes agraires, la liberté de religion et l'extension du droit de vote au-delà des classes foncières. » Castelot, visitant le château de Chapultepec, dénigre le goût disgracieux et le luxe tapageur du couple impérial[C 57]. Noticias del Imperio. Entretemps, Maximilien et Charlotte entreprennent un voyage à bord du yacht Fantasia, qui les mène jusqu'à Madère en décembre 1859, sur les lieux où la princesse Marie-Amélie du Brésil, jadis fiancée à Maximilien, est morte six ans auparavant[6]. Elle se situe dans le parc national Cerro de las Campanas créé en 1937[48]. Au large de Dubrovnik se situe l’île de Lokrum qui appartint initialement à l’ordre des Bénédictins jusqu’à la fin du 18ème siècle.L’archiduc Maximilien d’Autriche et son épouse la princesse Charlotte de Belgique découvrirent l’île en 1859 et décidèrent de l’acquérir.. Ils firent restaurer un … Maximilien percevra une liste civile de 280 000 florins, ainsi que 120 000 florins d'apanage et 300 000 florins en guise de frais d'installation. Mais mourir n'est pas si difficile que vous le pensez », « Envoyez ce souvenir en Europe à ma bien chère femme, si elle vit, dites-lui que mes yeux se fermeront avec son image que j'emporte là-haut », « Portez cela à ma mère et dites-lui que ma dernière pensée fut pour elle », « Je pardonne à tous, que tous me pardonnent. Averti par Bazaine de l'arrivée de Charlotte en France, Napoléon III tergiverse avant de la rencontrer. »[31]. Les Espagnols et les Britanniques se retirent en avril 1862, tandis que l'armée française demeure sur place, cherchant à conquérir le pays. Je suis le prophète qu'on tourne en ridicule, qui doit déguster, morceau par morceau, ce qu'il a prédit mot pour mot à des oreilles sourdes[C 17]. Charlotte n’a que 10 ans lorsque sa mère s’éteint des suites d’une maladie pulmonaire à Ostende. Dans un ensemble de près de 400 lettres retrouvées en 1995 et principalement destinées à un officier français rencontré au Mexique, Charles Loysel[V 5], elle se déclare « morte » à la chute de l'empire du Mexique. C'est au cours de son séjour en résidence surveillée que l'empereur Maximilien est fusillé au Mexique en juin 1867. Maximilien vient d'obtenir de son frère l'empereur de rouvrir les écoles privées de droit de Pavie, ainsi que l'université de Padoue. Peu de temps après la révocation de Maximilien, l'Autriche perd le contrôle de la plupart de ses possessions italiennes. Maximilien lui tend alors des flacons de sels. Charlotte, à laquelle on cache durant six mois la mort de son mari, est maintenant confiée aux soins de son frère, le roi Léopold II de Belgique, qui la loge dans le vaste pavillon du parc de Tervueren jusqu'à l'incendie de la bâtisse en 1879. José María Gutiérrez Estrada, Maximilien d'Autriche. En revanche, s'il rend compte des tergiversations de l'empereur au sujet de son éventuel départ du Mexique et s'étonne de son choix « occulte » de se rendre à Querétaro, le propos devient plus laudateur à la fin du récit en donnant à voir un homme courageux et stoïque face à la mort[C 59]. 110 en 1930, d'après la pièce Juarez und Maximilian de Franz Werfel, datée de 1925 et traduite en français par Armand Lunel[52]. François-Joseph refuse sa requête et l'objurgue à mener une politique davantage répressive[D 3]. Ignorant qu'elle est veuve, Charlotte est ramenée en Belgique. ISBN 978-2-8076-1470-3 |. Par choix personnel, et sous l'influence de madame d'Hulst affirmant qu'à la cour portugaise aucun prêtre ne la comprendra, Charlotte décline l'offre de mariage avec le roi Pierre V[B 8]. Díaz se tient près de la grand-route de Veracruz, obligeant Bazaine à maintenir des postes militaires sur cette ligne de communication importante. En vue de Veracruz, Charlotte écrit à sa grand-mère : « Nous allons toucher dans quelques heures le sol de notre nouvelle patrie... Je suis ravie des Tropiques et je ne rêve que de papillons et de colibris [...] Je n'aurais jamais cru que en ce qui regarde les régions où nous allons vivre, mes souhaits fussent aussi complètement comblés. Déjà, sa persévérance, sa manière d'agir, son esprit juste et libéral nous avaient ôté beaucoup de partisans ; jamais les provinces lombardes n'avaient été si prospères, si bien administrées. J'ai aussi remarqué que ma fillette partageait ces dispositions ; cependant il était de mon devoir de procéder avec précaution, « si comme il est en question l'Archiduc était investi de la vice-royauté d'Italie, ce serait charmant, c'est tout ce que je désire, « Elle est petite, je suis grand, ce qui doit être. Le lendemain, Miramón renforce son corps de lanciers de quelques éléments issus de la cavalerie de Mejía afin d'occuper le cimetière, mais les impérialistes se heurtent cette fois à une batterie d'une dizaine de canons installés durant la nuit qui les déciment. En avril 1865, après la fin de la guerre civile américaine, le président Andrew Johnson, invoquant la doctrine Monroe, reconnaît le gouvernement insurrectionnel de Juárez en tant que gouvernement légitime du Mexique. Charlotte, fille de Léopold Ier, épouse en 1857 l’archiduc Maximilien de Habsbourg d’Autriche (1832-1867), frère de l’empereur François-Joseph Ier. Récits historique et fictionnel, Peter Lang, Bruxelles, 2020. Maximilien arrive au Mexique le 28 mai 1864 par le port de Veracruz. Maximilien contracte vis-à-vis de Napoléon III une obligation de 500 millions de pesos mexicains, équivalant à l'époque à deux milliards et demi de francs-or, destinée à subventionner ses projets lorsqu'il régnera au Mexique. » Le Débat de Vienne publie : « Le plomb régicide a fait son œuvre au Mexique et ce sont les ingrats à qui Maximilien a voulu apporter la paix et la civilisation qui ont dirigé l'arme meurtrière sur la noble poitrine dans laquelle battait un cœur plein pour ses sujets d'amour et de dévouement[39]. En dépit des descriptions idylliques que Maximilien et Charlotte adressent à leurs proches en Europe[C 11], il ne leur faut guère de temps pour mesurer l'insécurité et le désordre qui règnent dans leur empire. Leurs résidences sont perpétuellement surveillées par une importante garde armée destinée à repousser des bandes rebelles qui se risquent jusqu'aux abords des palais[K 10]. Le 10 avril 1859, Maximilien, jugé par le gouvernement de Vienne trop libéral dans les réformes qu'il souhaite entreprendre, trop indulgent à l'égard des rebelles italiens et trop dépensier[K 9], est contraint par son frère l'empereur d'Autriche de démissionner de sa fonction de vice-roi de Lombardie-Vénétie[DC 3]. Celui-ci, soutenu par la France de Napoléon III, en sort vainqueur et, après l'armistice de Villafranca confirmée par la paix de Zurich en novembre 1859, il annexe la Lombardie (excepté les forteresses de Mantoue et de Peschiera) au royaume de Sardaigne. Animée par ce dessein, Charlotte quitte le Mexique le 9 juillet 1866[C 26]. Captif, Maximilien est ramené au couvent de la Cruz dans son ancienne chambre, qui a été presque entièrement démeublée. Depuis 1902, Charlotte hébergeait dans son domaine de Bouchout le peintre Edwin Ganz, spécialiste de la représentation de chevaux et proche de la famille royale[24], en particulier de la princesse Clémentine[25]. Au mois de mai 1856, la princesse rencontre à Bruxelles l'archiduc Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François-Joseph. Il écrit une dernière fois à Juárez pour lui demander la grâce des deux généraux Miramón et Mejía, en vain[NI 13]. L'habit de l'empereur s'enflamme, tandis que le cuisinier Tüdös s'élance pour éteindre le feu. Réunion des armes de son époux et de son père, La version du 19 février 2020 de cet article a été reconnue comme «, Opinions au sujet de la maladie de l'impératrice, « il m'a écrit la lettre la plus impartiale, me mettant sous les yeux les avantages de l'un et de l'autre sans vouloir en rien m'influencer, « Vous avez conquis en mai [...] toute ma confiance et ma bienveillance. La riche ville de Milan quitte donc le giron autrichien à la grande colère des Viennois qui vilipendent l'empereur François-Joseph Ier, l'exhortant à abdiquer en faveur du populaire Maximilien. Si nous péchons ici par trop de simplicité, on leur reproche à eux un luxe bouffon d'un autre temps et qui paraît de nos jours trop déplacé », « La construction de ce palais par les temps qui courent est une folie sans borne », « accepte la couronne des mains de la nation mexicaine », « d'assurer par tous les moyens le bien-être, la prospérité, l'indépendance et l'intégrité de cette nation », « Nous allons toucher dans quelques heures le sol de notre nouvelle patrie... Je suis ravie des Tropiques et je ne rêve que de papillons et de colibris [...] Je n'aurais jamais cru que en ce qui regarde les régions où nous allons vivre, mes souhaits fussent aussi complètement comblés. Elle constate que depuis neuf mois Charlotte est en réalité prisonnière de la sécurité autrichienne. En vertu de la doctrine de Monroe, les États-Unis continuent toutefois à soutenir les insurgés républicains de Benito Juárez, que l'empereur Maximilien échoue à vaincre durablement. Lorsque l'année 1864 s'achève, l'armée française a réussi à faire reconnaître l'autorité impériale sur la plus grande partie du territoire du Mexique. Le mercredi 19, à trois heures du matin, Maximilien revêt un costume noir orné de la Toison d'or. La défunte reine Louise supervisait personnellement l'éducation et l'instruction des enfants royaux. Le 10 septembre 1854, il est nommé commandant en chef de la marine autrichienne et promu contre-amiral. Maximilien se dirige à pied vers le Cerro de las Campanas avec les généraux Miguel Miramón et Tomás Mejía. México. La sécurité des routes est, elle aussi, toujours compromise. L'objectif de Napoléon III est que le Mexique soit un protectorat français. En dépit des conseils tactiques qui lui sont dispensés, Maximilien est décidé à demeurer dans cette ville dont la configuration est pourtant mal compatible avec la tenue d'un siège car difficilement accessible à d'éventuels renforts. Ébranlée par le refus de Napoléon III, Charlotte quitte la France pour se rendre dans son domaine de Miramare. Souvent indécis, il passe aisément de la colère à l'entêtement et à la dépression. L'entrevue avec Napoléon III se solde par un échec complet : l'empereur, affirmant qu'il ne peut rien décider sans l'aval de ses ministres, refuse de négocier de nouvelles garanties financières et militaires en faveur du Mexique. Le chagrin de Maximilien est immense[D 2]. À l'automne 1855, alors qu'il navigue sur une mer houleuse dans les eaux de l'Adriatique, il trouve refuge dans le golfe de Trieste. Il y a sept ans je m'éveillais à la vie, et je marchais allègrement vers l'avenir ; aujourd'hui je ressens déjà la fatigue ; mes épaules ne sont plus libres et légères, elles ont à porter le fardeau d'un amer passé... C'est ici que mourut la fille unique de l'impératrice du Brésil : créature accomplie, elle a quitté ce monde imparfait, comme un pur ange de lumière, pour remonter au ciel, sa vraie patrie. Désormais, chaque train doit être accompagné d'une garde de 25 soldats. De nouveaux défis doivent être relevés : la pacification du Michoacán, l'occupation des ports de l'océan Pacifique, l'expulsion de Juárez du Chihuahua, et la soumission de la province de l'Oaxaca[NI 4]. Avant même d'accepter la couronne mexicaine, Maximilien avait offert une amnistie à Juárez et à ses hommes s'ils juraient allégeance à la couronne, lui proposant même le poste de Premier ministre. Un an après l'arrivée de Maximilien et Charlotte, la situation au Mexique est toujours délétère et la pacification du pays est enrayée. À Córdoba cependant, Maximilien et Charlotte sont acclamés par les Indiens qui voient en eux des libérateurs[C 24]. Charlotte et lui font escale à Rome afin d'y recevoir la bénédiction du pape Pie IX. Elle explique : « Quant à Pedro, c'est un trône, il est vrai, je serais Reine et Majesté mais qu'est-ce que cela, les couronnes de nos jours sont de lourds fardeaux et comme on regrette plus tard d'avoir cédé à de si folles considérations[P 1]. La manœuvre est découverte par Escobedo, lequel la chasse du territoire, ainsi que les ministres des puissances étrangères accusés de l'avoir aidée[NI 12]. En route, Maximilien et sa suite effectuent de nombreuses haltes. Les impérialistes veulent enlever l'hacienda de Callejas située près du cimetière et depuis laquelle des batteries pilonnent la ville ; ils culbutent l'ennemi et lui enlèvent vingt canons, un troupeau de bœufs, ainsi qu'un coffre de pesos. Cette hypothèse est cependant formellement réfutée par Émile Ollivier dès 1906 et par André Castelot en 1977, qui voient en Lopez un agent à la solde de Maximilien et mandé par ce dernier pour l'aider à s'échapper in extremis[C 44]. Sa famille ne peut la soutenir dans la cause mexicaine : son frère Léopold II, autrefois ardent partisan des ambitions de sa sœur, ne peut plus ignorer l'hostilité des Belges envers un pays qui leur apporte souvent de mauvaises nouvelles ; quant à son beau-frère, l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche, vaincu par la Prusse à Sadowa, il a perdu son influence sur les États allemands. Ce décret n'a cependant pas la portée voulue car les hacenderos refusent d'employer les péones, qui sont souvent de nouveau réduits à leur servitude initiale[NI 6]. Elle ne reçoit que les visites de sa famille : principalement de ses belles-sœurs la reine Marie-Henriette et la comtesse de Flandre. Les Hongrois résistant jusqu'à l'été 1849, François-Joseph emmène Maximilien sur le théâtre des opérations militaires. Cette vision, reprise par Mary Margaret McAllen en 2014[M 11], donne de Maximilien une image presque christique, renforcée par la scène finale de son exécution, où il meurt entouré par deux autres condamnés. Son père lui laisse d'ailleurs le choix de son futur époux ; comme elle en témoigne dans une lettre adressée à sa grand-mère Marie-Amélie : « il m'a écrit la lettre la plus impartiale, me mettant sous les yeux les avantages de l'un et de l'autre sans vouloir en rien m'influencer[P 1] ». À Bruxelles, Maximilien fait la connaissance de la fille du roi âgée de 16 ans, la princesse Charlotte, laquelle tombe immédiatement sous son charme[7]. Les conditions des derniers jours de la captivité de Maximilien sont draconiennes : gardé à vue dans une cellule du couvent de Capuchinas de neuf pieds de long sur six de large et souffrant de la dysenterie, on ne lui témoigne aucun égard. Son épouse, l'impératrice Charlotte, revient en Europe pour tenter d'obtenir au profit de son mari un ultime soutien de Napoléon III, en vain. Lorsqu'il est question d'abdication, Castelot s'interroge sur la « poltronnerie » supposée de Maximilien vis-à-vis de Bazaine[C 58]. Lorsqu'il arrive en ville, Maximilien est acclamé par des ovations chaleureuses. La version du 22 mars 2020 de cet article a été reconnue comme «, Rapatriement du corps de Maximilien en Autriche, Chapelle commémorative à Santiago de Querétaro, Récits de voyages écrits par Maximilien (1851-1860), « les balles sifflent au-dessus de leurs têtes et que les rebelles leur tirent dessus depuis des maisons en feu », « Je vais accomplir mon rêve le plus cher : un voyage en mer. Lorsque l'empereur Napoléon III ordonne le retrait de l'aide militaire française destinée à appuyer le pouvoir impérial de Maximilien, la situation du couple impérial mexicain devient intenable. Initialement déçu par la naissance d'une fille, qui n'est pas dynaste en Belgique à cette époque, le roi est peu à peu charmé par sa fille[2] qui devient sa favorite[B 1]. Une vive discussion éclate en présence de l'impératrice Eugénie, qui se laisse tomber dans un fauteuil en simulant un évanouissement. Ce dernier, blessé au visage et à un doigt de la main gauche, propose à Maximilien de s'enfuir par les montagnes, solution qui reste possible ; mais après le refus de l'empereur, Mejía reste volontairement à ses côtés[C 45]. Sa nomination à la vice-royauté, en remplacement du vieux maréchal Joseph Radetzky, répond au mécontentement croissant de la population italienne par la venue d'une figure plus jeune et plus libérale.